Une Nuit des témoins à Bruxelles

7 décembre : Nuit des témoins présidée par le cardinal De Kesel à la cathédrale des saints Michel et Gudule de Bruxelles, à 20h.

Comme cela a eu lieu déjà en France et en Allemagne, une Nuit des témoins se déroulera à Bruxelles le 7 décembre en communion de prière avec les chrétiens d’Orient. Différentes communautés de chrétiens d’Orient seront présentes par leurs chorales et leurs membres.  En particulier la Communauté des PP. Maronites de Bois-Seigneur-Isaac, les catholiques chaldéens et les Syriaques catholiques.

Veillée de prière et de témoignage, nous entendrons principalement :

  • Sr Nada Shenouda, des Filles de Marie, copte orthodoxe d’Egypte, responsable de l’école des chiffonniers,
  • Mgr Yohanna Petros Mouché, archevêque syriaque catholique de Mossoul, témoin de la ville apocalyptique de Qaraqosh qui a été complètement ruinée par Daech,
  • Père Jacques Mourad, prêtre syriaque catholique qui fut captif de Daech en Syrie.

À cette occasion, nous espérons que la façade de la cathédrale pourra être éclairée en rouge.

C’est une initiative conjointe du Comité de Soutien aux Chrétiens d’Orient (CSCO) et d’Aide à l’Eglise en détresse Belgique et Luxembourg (AED).

À cette occasion, on pourra se procurer l’ouvrage Chrétiens d’Orient, mon amour, écrit par un collectif d’auteurs, dont Simon Najm, Marie Thibaut de Maisières.

Ce livre n’est pas un dictionnaire, c’est une déclaration d’amour classée par ordre alphabétique ! Il a été conçu comme une mosaïque, à l’image de la diversité des chrétiens en Orient. Il est publié à l’initiative du CSCO.

Contact :
Tommy Scholtes sj – 0475 67 04 27
Charbel Eid – 0497 28 40 08
Uma Wijnants (AED) – 016 39 50 50

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Je suis une mission !

Cette phrase du pape François (Evangelii Gaudium n°273) s’adresse à nous tous qui, de bien des manières, dans tous nos états de vie, en toute circonstance, sommes des disciples envoyés. Quelle joie ! Quel défi !

Parmi ces disciples, certains ont entendu un appel à s’engager au service de l’Évêque, au cœur de l’Église. Ils acceptent d’être envoyés pour signifier la présence du Christ, porter sa Parole, agir en son Nom. Le 18 septembre, huit nouveaux animateurs pastoraux étaient ainsi envoyés par Mgr Jean-Luc Hudsyn pour collaborer à la pastorale dans le Vicariat du Brabant wallon. Ils exerceront leur mission dans différents secteurs : des Unités pastorales, des aumôneries hospitalières, des services vicariaux.

Cet envoi en mission a été célébré au cours d’une eucharistie qui a rassemblé le personnel du Centre pastoral, des prêtres, diacres et laïcs engagés dans des Unités pastorales et des services d’Église. À l’issue de la messe, tous se sont retrouvés pour une séance de présentation des services du Centre pastoral : chacun a présenté son équipe et mis en évidence les principaux axes de l’année 2018-2019. Un fameux tour d’horizon, qui avait de quoi donner de l’enthousiasme, et aussi de l’humilité, car nous ne cessons pas de nous sentir petits devant la mission qui nous est confiée.

Une question nous habite sans cesse : comme le disait Mgr Hudsyn dans son homélie : dans la diversité de nos missions (…), que faut-il convertir en nous et dans nos services pour être davantage signe, sacrement de ce Dieu qui ne cesse de désirer visiter son peuple ?

Comme en écho à cette parole, une animatrice pastorale exprimait cette prière : Seigneur, accomplis en moi ce que tu désires pour tous ceux que tu me donnes de rencontrer.

Abbé Eric Mattheeuws,
Adjoint de Mgr Jean-Luc Hudsyn

Évangéliser… sur les rails

Durant le dernier Carême, une fois par semaine, le père Olaf a décidé de prendre le train. Voilà une information d’une banalité affligeante et qui, en plus, ne peut être considérée comme étant une « actualité brûlante. » Sauf que le père Olaf a fait autre chose que se déplacer d’un point A à un point B – en l’occurrence de Limbourg à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne -, il s’est mis à l’écoute des navetteurs. Il a évangélisé sur le rail.

Il est allé, comme le dirait le pape François, à la rencontre des périphéries. Rien à voir avec le tissu urbain! La périphérie, ce sont aussi ces hommes et ces femmes qui ont pris de la distance avec l’Eglise ou encore qui la connaissent mal voire pas du tout. Cela ne les empêche pas de se poser des questions: et si Dieu existait? Et si les idées qu’on en a à travers les « on dit » avaient été déformées? Et si on avait mal compris les messages souvent rabotés du pape?…

Des questions qui ne trouvent pas toujours de réponses parce qu’il n’est pas simple de les poser et surtout de trouver « la bonne » personne, le « bon » interlocuteur. Le père Olaf tel le pêcheur attentif au bord de la rivière a pu, très vite, se rendre compte que le « poisson » mordait à l’hameçon. Et ce, sans rien faire, sans appâter… Le père Olaf se contentant d’être là. Il est convaincu que son col romain a fait le reste.

Outre le col romain, le père Olaf était installé dans un compartiment, toujours le même en tête de convoi… disponible. Et la disponibilité, ça se sent. Le prêtre a constaté, à l’aller comme au retour, qu’il était très vite rejoint par des hommes et des femmes. Ensemble, ils ont parlé et pas de la pluie et du beau temps. Les navetteurs se sont confiés, ils ont questionné. Si ces navetteurs avaient choisi de s’adresser à ce prêtre plutôt que de tenter de capter le regard d’un voisin de compartiment quand il relève le nez de son livre ou de son iPhone, c’est parce qu’ils avaient des choses sur le cœur. Ils ont aussi senti qu’ils avaient, là, une oreille attentive à qui s’en remettre. L’oreille attentive est, aujourd’hui, aussi rare à trouver qu’une truffe, même dans le Périgord!

Ces navetteurs n’auraient sans doute jamais eu l’idée de franchir la porte d’une église pour espérer y trouver un prêtre. Ces rencontres ont été une véritable opportunité. Une aubaine qui les aidera, peut-être, à changer leur regard sur l’Eglise, à revoir leurs idées. Le père Olaf a été lui tellement convaincu du bien que sa présence apportait qu’il a prolongé ses navettes, son évangélisation sur le rail, au-delà du Carême. Il a voyagé, il a écouté jusqu’à la Pentecôte. A refaire en 2019?

Christine Bolinne, 
Chargée de Communication du diocèse de Namur
Editorial de la Newsletter du 4 septembre 2018
Avec l’aimable autorisation de l’auteur