Le confinement nous pousse à repenser notre vie chrétienne

Dans quel état les catholiques retrouveront-ils leurs paroisses après le confinement ? Les situations seront différentes entre les paroisses actives ces derniers mois, et celles qui ont mis la clé sous le paillasson, avance le professeur Arnaud Join-Lambert.

Bosco d’Otreppe nous livre son avis dans un article de La Libre en ce 17 février 2021 (1) : en écoutant Catherine Jongen, en reprenant l’analyse du professeur Arnaud Join-Lambert qui a étudié les pratiques du confinement de 1200 Belges, ainsi qu’en analysant l’évolution de l’Église en France.

D’un côté,

  • de nombreuses initiatives de solidarité ont vu le jour,
  • des paroisses creusent leur imagination pour continuer à célébrer ou à partager la Parole de Dieu tout en respectant les normes sanitaires et
  • des chrétiens se lèvent aussi pour des actions citoyennes ou en lien avec l’écologie intégrale

… et d’un autre côté, certaines paroisses ne savent pas comment bien s’y prendre pendant ce confinement.

C’est dans la proximité de petites fraternités locales en complémentarité avec les communautés paroissiales que se jouent le soutien mutuel et la vitalité de la foi, nous dit Catherine Jongen, coordinatrice de la LPJ (Liaison des Pastorales des Jeunes francophones en Belgique).

Il y a eu une émergence timide, mais non négligeable, de ce que l’on appelle ces petites églises domestiques, nous explique Arnaud Join-Lambert.

En France, de nombreux diocèses qui ont repris les célébrations plus largement constatent la perte d’environ un tiers de pratiquants.

Parallèlement, dans beaucoup de lieux, pour pallier l’absence de prêtres, les responsables pastoraux choisissent de favoriser les fraternités chrétiennes locales qui essayent de vivre les cinq dimensions essentielles de la vie chrétienne (2) : la prière, le partage et le soutien mutuel, la formation chrétienne, la charité fraternelle et le témoignage.

Ces fraternités reprennent l’exemple des premiers chrétiens qui se retrouvaient dans leur maison pour vivre et partager leur foi.

Dans l’UP de Court-St-Etienne, après un parcours Alpha, des fraternités de ce type ont été créées (les fraternités Béthanie) (3) et continuent mensuellement à fonctionner par Zoom, malgré le confinement et en attendant de se retrouver en présentiel.

(1) La Libre du 17 février 2021 : voir ici (attention, l’article est réservé aux abonnés !)

(2) Pour approfondir les cinq essentiels, il existe un site qui explique bien ces principes : voir ici

(3) Pour trouver l’article sur Béthanie, il faut aller à la page 25 de la plaquette des outils.

Georges Bouchez,
responsable du service Tous Disciples en Mission
Illustration : ©GB – La photo a été prise avant les contraintes sanitaires !

Feu d’artifice pour la mission !

Ce dimanche 20 octobre, plusieurs centaines de personnes de tout âge ont rejoint Nivelles pour LA grande journée vicariale consacrée à la mission : l’année pastorale Tous disciples en mission – L’audace d’une conversion trouvait là son point d’orgue… et nous envoyait tous en mission auprès de ceux qui attendent écoute, parole, amitié.

Nivelles 10h du matin : une pluie fine accueille les participants, tant à la Journée Transmission (10 à 13 ans), que les plus petits (à la garderie) ou les plus grands, notamment environ 200 personnes, qui rallient la collégiale Sainte-Gertrude.

Accueil, chant, lecture de l’extrait de la 2ème lettre de saint Paul à Timothée (2 Tm 3, 14 – 4, 2, deuxième lecture de la liturgie de ce dimanche), puis « remontée » des expériences vécues dans toutes les Unités pastorales du Vicariat : quelle richesse ! quelle diversité ! quelles découvertes ! Certaines expériences sont rapportées sous forme de sketche, d’interview, de flashmob.

Découvrez le power point des « Remontées » des Unités pastorales

Lire la suite « Feu d’artifice pour la mission ! »

Quels témoins le 20 octobre à Nivelles ?

Lors de la journée vicariale du dimanche 20 octobre à Nivelles, des témoins de divers horizons nous donneront leur regard sur la foi chrétienne et l’Église catholique dans le cadre de leur engagement au sein de la société.

Aïcha Adhaman, fondatrice et directrice de l’association Génération Espoir, qu’elle a fondée en 1999, alors qu’elle habitait Court-Saint-Etienne, où elle ressentit la nécessité de faire quelque chose pour les jeunes en décrochage scolaire. D’école de devoirs, l’asbl, située à Ottignies et soucieuse de répondre aux besoins du terrain local, a évolué vers des missions de promotion de l’interculturalité et du vivre-ensemble, et l’intégration des personnes étrangères et d’origine étrangère, notamment par la mise-en-oeuvre du Parcours d’Intégration wallon. Aïcha est aussi une membre active de la communauté musulmane de Court-Saint-Etienne. Elle est une figure connue de certaines de nos paroisses, où, à diverses reprises dans le cadre des campagnes de l’Avent de Vivre Ensemble, Aïcha a donné un témoignage de son engagement.

Edoardo Traversa est professeur de droit fiscal et président de l’Institut d’études européennes de l’UCLouvain. Il cultive un engagement dans la vie politique et associative sous différentes formes, notamment par l’animation de la plateforme eChange, dont l’objectif est de créer des convergences sur des enjeux de long terme entre citoyens et politiques d’horizons différents. Il croit en la force du dialogue, de l’éducation et de la coopération.

Marie-Hélène Lavianne est docteur en Théologie, professeur émérite en ecclésiologie et œcuménisme de la faculté de Théologie de Lille. Elle est actuellement au service du diocèse de Namur, comme théologienne dans l’équipe diocésaine qui porte le projet diocésain du Chantier Paroissial. Elle est aussi professeur à l’institut diocésain de Formation (IDF) pour le cours Église, qui es-tu ?

 

Bosco d’Otreppe, journaliste à La Libre, est responsable des pages Débats et de l’actualité religieuse (principalement chrétienne).